Lundi 23 avril 2007

L’euro se rapproche de son record absolu face au dollar

LE MONDE | 19.04.07

vendredi 20 avril 2007

La hausse de l’euro a connu une nouvelle accélération, mercredi 18 avril. La monnaie européenne s’est hissée jusqu’à 1,3616 dollar, à un demi-centime de son record absolu de 1,3666 dollar atteint en décembre 2004.

Silencieux depuis plusieurs semaines, des dirigeants européens ont commencé à s’exprimer sur le sujet. Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe (l’instance réunissant les ministres des finances de la zone euro), a affirmé mercredi que "les marchés ne devraient pas s’aventurer dans des paris à sens unique".

Le président du conseil italien, Romano Prodi, a pour sa part souhaité que l’euro "ne s’apprécie pas trop", en ajoutant que "l’Europe a jusqu’à présent fait preuve d’une forte flexibilité et d’endurance" pour supporter les fluctuations de sa devise.

Des propos que les experts jugent toutefois très mesurés et qu’ils expliquent par la bonne santé actuelle de la plupart des économies de la zone euro. La croissance est de retour, notamment en Allemagne, première puissance de la zone.

CRAINTES POUR LA COMPÉTITIVITÉ

Selon les chiffres publiés mardi, l’indice de l’institut ZEW, qui compile les attentes du secteur financier pour l’économie allemande, a gagné 10,7 points, à 16,5 points, au plus haut depuis dix mois. "Les chiffres d’avril montrent que les experts du secteur financier misent sur une accélération de la reprise dans les six prochains mois en Allemagne. L’amélioration surprise de la situation sur le marché du travail, qui tire la consommation privée, en est la principale raison", a noté le ZEW dans un communiqué.

Dans ce contexte, pour les instituts de conjoncture allemands, qui ont publié jeudi matin des prévisions de croissance très optimistes, la vigueur de l’euro n’est pas un sujet de préoccupation. Selon eux, le cours de la monnaie européenne devrait atteindre en 2007 une moyenne annuelle de 1,32 dollar, soit le niveau des derniers mois.

En revanche, la fédération de l’industrie mécanique (VDMA) s’inquiète des répercussions d’un euro fort sur la compétitivité des entreprises. Selon Gernot Nerb, expert auprès de l’institut IFO, l’euro fort commence à menacer la conjoncture lorsque son cours se situe entre 1,35 et 1,40 dollar.

Pour le président de la fédération de l’industrie électronique (ZVEI), un euro qui se maintient à plus de 1,35 dollar pourrait entraîner de nouvelles délocalisations. Au ministère allemand des finances enfin, on refuse de commenter la hausse, soulignant que l’euro est du ressort de la BCE.

"Il est évident que nous n’avons pas au niveau européen de véritable politique de change", a pour sa part affirmé, mardi, la présidente du Medef, Laurence Parisot.

Nicolas Sarkozy, enfin, qui exigeait il y a quelques semaines encore une modification de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), se montre aujourd’hui plus nuancé. Dans un entretien au Figaro publié mercredi, il estime qu’"il est vain de demander une réforme des statuts (de la BCE) que nous n’obtiendrons pas, parce que nous n’aurons jamais l’unanimité des pays européens sur ce point".

Cécile Calla (à Berlin) et Pierre-Antoine Delhommais

par julien publié dans : Divers
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Lundi 23 avril 2007

Le référendum français promis sur les institutions embarrasse le PS

LE MONDE | 21.03.07 | 15h08

vendredi 20 avril 2007

L’idée d’un traité institutionnel européen qui reprendrait une partie du traité constitutionnel rejeté par les Français, en 2005, mais qui ne ferait pas l’objet d’un nouveau référendum, gagne du terrain parmi les dirigeants français. Cette idée avait été reprise par Nicolas Sarkozy, qui avait proposé, dès janvier 2006, de faire adopter par la voie parlementaire un "mini traité" reprenant les principales avancées du traité constitutionnel en matière d’institutions. Rejetée, dans un premier temps, aussi bien par les pays ayant déjà ratifié le traité qu’en France par le PS de Ségolène Royal et l’UDF de François Bayrou, elle a néanmoins fait son chemin sous diverses variantes.

Interrogée, mardi 20 mars, sur la nécessité d’un référendum en toute hypothèse, l’ancienne ministre socialiste Elisabeth Guigou, qui a conseillé, ces derniers temps, Ségolène Royal sur l’Europe, est restée prudente : "Je ne crois pas que ce soit une question à laquelle on peut apporter une réponse définitive", a-t-elle dit au cours d’une discussion organisée au siège de la représentation de la Commission européenne à Paris, à laquelle participaient l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing, le député UMP Pierre Lequiller et l’ancien eurodéputé Philippe Herzog.

PRENDRE PLUS DE "RISQUES"

Comme François Bayrou, la candidate socialiste s’en est toujours tenue à l’engagement de faire ratifier un traité renégocié par référendum, avant juin 2009. Cette ligne n’a été mise en cause qu’à la marge. "S’il n’est qu’un règlement intérieur de fonctionnement de l’Union, sous la pression des eurosceptiques, des Britanniques, des Polonais, des Tchèques auxquels Nicolas Sarkozy prête la main avec son mini traité, il peut passer par la voie parlementaire", a déclaré Dominique Strauss-Kahn au Monde, le 10 mars 2007.

MM. Lequiller et Herzog, comme le sénateur Hubert Haenel (UMP), ont développé des modèles de négociations en deux étapes, appelant à trouver un accord sur les institutions avant de rediscuter des politiques de l’Union. Cette position, acceptée, mardi, dans son principe par M. Giscard d’Estaing, a suscité beaucoup d’intérêt en Europe où la plupart des gouvernements cherchent à s’épargner les affres d’un nouveau référendum français.

Mme Guigou a reconnu la nécessité de parvenir "d’ici au début 2008 au plus tard" à un nouveau traité. Elle a défendu une idée proche de celle de ses interlocuteurs sur ce qu’il devrait contenir : la première partie du traité constitutionnel initial qui énumère les valeurs de l’Union et sa nouvelle architecture institutionnelle, la charte des droits fondamentaux, et, a-t-elle proposé, "les bases juridiques" de la troisième partie nécessaires à développer les politiques de l’Union. Elle a fait valoir sa différence en demandant "un protocole socio-économique" et en souhaitant qu’avant d’engager la conférence intergouvernementale en vue de négocier ce traité, les Vingt-Sept se mettent d’accord, dès juin, sur des "initiatives" propres à répondre aux attentes du public, par exemple, en matière de lutte contre le réchauffement climatique ou dans le domaine de l’éducation. Il s’agit, a-t-elle défendu, de "créer un nouveau climat" propice aux négociations.

M. Giscard d’Estaing, qui a présidé la Convention qui a élaboré le traité constitutionnel, a appelé les protagonistes de l’élection présidentielle à prendre plus de "risques" sur l’Europe. "Il y a un potentiel fort d’acceptation pour un projet rénové. Mais il faut pour cela parler un langage moins strictement national, plus européen, dire qu’on veut travailler avec les autres Européens." "Il faut que les dirigeants politiques français s’investissent dans l’action européenne. Cela n’a pas été le cas depuis quinze ans", a-t-il regretté.

Henri de Bresson

par jb089 publié dans : Debout La République (DLR)
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Mercredi 11 avril 2007

DUPONT-AIGNAN CREE SON PARTI

Par Olivier BUREAU (Le Parisien)

lundi 2 avril 2007

Jusqu’à maintenant il était un factieux du parti de Sarkozy, un grain de sable dans les rouages du rouleau compresseur de la droite. Aujourd’hui à 15 heures, changement d’ère. Nicolas Dupont-Aignan (NDA) devient officiellement chef. A Paris, dans le cadre de la Maison de la Chimie, Debout la République cesse d’être un mouvement dissident de l’UMP pour être un véritable parti politique indépendant. DLR ou le dernier bastion du gaullisme républicain et laïc.

Debout la République a donc survécu à l’échec de la candidature de son leader à la présidentielle. Avec 440 parrainages, NDA s’est retrouvé à soixante longueurs de la ligne de départ pour le premier tour. « La question qui s’est posée c’était Stop ou encore, analyse le député-maire (DLR) de Yerres. Nous avons décidé de continuer, de poursuivre l’expérience. On a des idées à faire valoir. » Désormais, toute la nébuleuse souverainiste sera agglomérée au sein du nouveau parti. DLR ratissera aussi bien du côté des chevènementistes de Vive la République que des plus classiques Union gaulliste et Initiative gaulliste.

En fin d’après-midi, les quelques 600 militants attendus aujourd’hui quitteront la Maison de la Chimie en ordre de bataille après plusieurs heures de débats. « Nous adopterons un texte rappelant nos grands engagements : un référendum pour tout traité européen, revoir l’euro afin d’éviter les délocalisations, réaffirmer la laïcité et définir un projet social », tonne Nicolas Dupont-Aignan.

La campagne perdue du candidat de Yerres n’a cependant pas été vaine selon lui. Elle lui aura apporté une notoriété jamais eue, une présence dans les sondages –de zéro à 1% d’intention de vote généralement-, une apparition aux « Guignols de l’Info » et deux fois plus d’adhérents. « 1% dans les sondages, c’est autant, à un moment, que ce qui était prédit à des candidats moins petits que moi : Voynet, Villiers, Nihous, etc. C’est la preuve qu’un petit électorat se reconnaît en moi », se persuade NDA. Aujourd’hui, il affirme que Debout la République compte 8 900 adhérents répartis dans 80 départements contre 4 000 avant le début de la campagne. De quoi disposer d’une certaine force de frappe pour les échéances électorales à venir.

La rupture avec l’UMP est donc bien consommée, mais attention, pas question de guerre pour autant. « Nous voulons une bonne entente avec l’UMP et avec l’UDF », ajoute prudemment le nouveau chef de parti. Et d’estimer que DLR est en mesure de présenter 20 candidats aux législatives de juin. Parmi eux, une célébrité, Jacques Lafleur, le « roitelet » de la Nouvelle –Calédonie. Après avoir été un cacique du RPR, celui-ci devient donc la tête de pont du gaullisme républicain sur le Caillou. Une donnée est d’ores et déjà acquise, l’assemblée générale de cet après-midi ne s’achèvera pas sur des consignes de vote précises pour le premier tour. De quoi attendre l’affiche du second tour sans brûler d’indispensables cartouches.

Olivier BUREAU

Le Parisien

Samedi 31 mars 2007


par julien publié dans : Debout La République (DLR)
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Dimanche 1 avril 2007

Souscription nationale notre indépendance a un coût !

vendredi 30 mars 2007

Depuis sa création, Debout la République rassemble à travers la France les femmes et les hommes qui partagent des valeurs gaullistes et républicaines.

Notre mouvement a pris une part décisive au résultat du référendum sur la Constitution Européenne, en 2005.

Naturellement, j’ai voulu défendre nos idées à l’occasion de l’élection présidentielle. En verrouillant le système des parrainages, le régime des partis aura eu raison de ma candidature.

Mais, à l’occasion de mes déplacements, de mes rencontres avec nos concitoyens, j’ai pu mesurer combien leurs attentes étaient fortes, combien nombreux sont ceux qui partagent notre idéal. Ces petites flammes sont bien vivantes et rien ne peut les éteindre.

Il nous appartient aujourd’hui de faire grandir cette espérance.

Je vais devoir compter sur toute l’énergie de votre cœur : elle nous a déjà permis de soulever des montagnes.

Mais tous nos efforts resteront vains aussi longtemps que nous n’aurons pas gagné notre complète indépendance.

Cette indépendance a un prix : 100 000 euros.

C’est la somme qu’il nous faut réunir pour continuer à faire vivre DLR, à imprimer des documents, à les diffuser. C’est la somme nécessaire pour continuer à fonctionner avant de pouvoir bénéficier – comme tous les grands partis politiques, c’est bien la moindre des choses - du financement public.

Je sais combien les efforts que vous devez fournir sont importants.

Je vous lance cet appel car je veux, comme vous et autant que vous, que DLR garde la tête haute et que nous restions libres de défendre nos convictions.

Jamais, sans doute, nous n’avons été aussi proches du but. Jamais, sans doute, je n’ai eu autant besoin de vous.

Je sais que vous saurez relever ce nouveau défi.

Fidèlement.

Nicolas DUPONT-AIGNAN
Député de l’Essonne
Président de Debout la République

Documents joints

  • Souscription nationale (PDF - 439.2 ko)
    Formulaire à retourner à DEBOUT LA REPUBLIQUE – BP 18 – 91330 YERRES
par julien publié dans : Debout La République (DLR)
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Dimanche 1 avril 2007

Le pacte pour la France (Version définitive)

samedi 31 mars 2007
Aujourd’hui les mouvements Debout la République, Vive la République, Cercle Jeune France, Initiative Gaulliste, Union Gaulliste et Union du Peuple Français, après s’être mobilisés ensemble autour de la candidature de Nicolas DUPONT-AIGNAN, décident de poursuivre le combat pour une « certaine idée de la France » en unissant leurs forces.

Sensibles à l’écho favorable qu’ont suscité les idées et la personnalité de leur candidat, ils créent maintenant une force politique nouvelle, gaulliste et républicaine, pleinement à même de jouer tout son rôle dans la vie politique française.

Ils appellent toutes celles et tous ceux qui s’apprêtaient à voter pour Nicolas DUPONT-AIGNAN à les rejoindre. Pour le premier tour de l’élection présidentielle, ils les invitent à se déterminer en leur âme et conscience, à l’aide du présent « Pacte pour la France » qui dessine leur ambition commune pour le pays.

Une France démocratique

La crise française est avant tout une crise démocratique, car nos concitoyens constatent que leurs choix sont bafoués une fois les élections passées. Le sursaut national suppose la confiance du peuple. Dans le cadre des institutions rénovées de la Vème République, les Français doivent à nouveau déterminer les grands choix de la Nation. Leurs aspirations doivent être entendues et leur vote, respecté.

Nous voulons :

  1. La consultation par référendum pour la ratification de tout traité européen.
  2. L’introduction du référendum d’initiative populaire.
  3. L’instauration d’une dose de proportionnelle, afin que l’Assemblée Nationale représente vraiment tous les courants de la vie politique française.

Une France libre

Sur une planète en pleine mutation, où de nouvelles menaces surgissent, la France doit affirmer son indépendance et s’appuyer sur la francophonie pour continuer à porter le message d’un monde multipolaire, de nouveaux rapports Nord/Sud, d’un progrès matériel et moral pour tous, dans le souci d’un développement réellement durable.

Nous voulons :

  1. Le maintien du siège permanent et du droit de veto de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies, ainsi que la mise en œuvre d’une Défense indépendante de l’OTAN.
  2. Une nouvelle Europe, des nations et des projets « à la carte », qui corrige les dérives fédéralistes de l’actuelle UE et permette de surmonter les défis de la mondialisation.
  3. La réforme de l’Organisation Mondiale du Commerce pour autoriser la création de zones régionales protégées à leurs frontières par des écluses douanières sociales et environnementales (réintroduction de la préférence communautaire).

Une France unie

Les Français se sont rassemblés autour du projet de société, national et progressiste qu’a porté l’Etat tout au long de notre histoire multiséculaire. Un Etat fort, stratège et exigeant, capable d’assurer l’état de droit, l’école qui instruit, l’accès à la santé, l’efficacité du service public sur l’ensemble de son territoire, la maîtrise de l’immigration et l’assimilation.

C’est à un Etat modernisé qu’il appartient aujourd’hui de restaurer les conditions du rassemblement des Français.

Nous voulons :

  1. Le maintien ou la reconstruction des services publics nationaux (énergie, transports, santé publique, épargne populaire - livret A - …).
  2. Le strict respect de la loi de 1905 sur la laïcité.
  3. Une justice rapide dont 100 % des décisions seront appliquées dans le mois.

Une France forte

Dans une économie mondialisée, la concurrence s’exacerbe au point de devenir une véritable guerre économique totale. Faute de se doter des armes dont usent les autres pays du monde, la France et l’Europe se résignent aux délocalisations, au chômage de masse et à une misère toujours plus grande.

Pour exister dans le monde de demain et assurer à leurs habitants des emplois et de bonnes conditions de vie, elles doivent enfin défendre leurs intérêts.

Nous voulons :

  1. En finir avec l’euro cher pour en faire une monnaie au service de la croissance et de l’emploi, ou alors revenir au franc par référendum.
  2. Permettre à nos entreprises de se battre sur un pied d’égalité avec leurs concurrents étrangers par l’instauration sur les produits importés d’une contribution sociale et environnementale (TVA sociale).
  3. Doubler en 5 ans le budget de la Recherche et de l’enseignement supérieur pour relever les défis scientifiques, techniques et industriels de demain.

Une France juste

Nos concitoyens sont très lucides sur la situation de notre pays. Ils savent qu’il ne peut y avoir redressement sans effort. Mais ils veulent que ces efforts soient équitablement répartis et que chacun puisse en retirer le fruit.

Nous voulons :

  1. La création de la sécurité professionnelle, pour offrir à chacun une seconde chance en lui permettant d’adapter ses compétences aux nouveaux métiers.
  2. La généralisation de la participation pour permettre d’associer les salariés aux décisions et performances de l’entreprise, tout en empêchant les OPA hostiles.
  3. La mise en œuvre d’un nouveau modèle de société fondé sur le développement durable, qui concilie qualité de l’alimentation, énergies nouvelles, régulation écologique de l’économie et de la vie quotidienne, préservation de la biodiversité, au moyen de mesures fiscales et douanières adaptées.

C’est en devenant démocratique, libre, unie, forte et juste, que la France redonnera vie à sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » et retrouvera la confiance de ses concitoyens.


par julien publié dans : Debout La République (DLR)
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