Mardi 7 juillet 2009

Par Nicolas Dupont-Aignan

Nous voilà réunis à nouveau à l’Assemblée Nationale pour examiner une proposition de loi sur le travail dominical.

Après avoir reculé, faute de majorité, le Président de la République, par l’intermédiaire d’une proposition de loi d’un Député, Richard Mallié, contourne l’obstacle en complexifiant à outrance le dispositif de manière à endormir les opposants.

Mais personne n’est dupe de cette proposition qui, par l’intermédiaire des zones touristiques, va généraliser le travail le dimanche sans même offrir les compensations habituelles à tous les salariés. Seuls ceux travaillant le dimanche dans les périmètres d’usage de consommation exceptionnels autorisés dans les zones urbaines de plus d ’un million d’habitants, bénéficieront d’un double salaire, à défaut d’accord entre partenaires sociaux.

Ainsi, comble de l’absurde, le statut du salarié ne sera pas le même selon que ce dernier travaille dans une zone touristique ou un « périmètre d'usage de consommation exceptionnel » (PUCE).

Pire encore, la définition des zones touristiques est confuse, le nombre de communes concernées variant de 500 à 6000, et abritant ainsi jusqu’à la moitié de la population française.

A partir du moment où l’on autorise le travail le dimanche sur une si large échelle, il va de soi que ce système ne tiendra pas longtemps car beaucoup de commerçants, pour lutter à armes égales, seront obligés de demander une autorisation d’ouverture qui par ailleurs pénalisera leur management.

La manœuvre est habile. Faut-il que les parlementaires UMP soient bien naïfs ou bien cyniques pour prétendre avoir obtenu gain de cause ? L’affaire est d’autant plus grave que cette proposition de loi est issue d’un véritable caprice présidentiel, de surcroît totalement contradictoire avec le discours de Versailles censé promouvoir les acquis du modèle social et républicain français hérité du Conseil National de la Résistance.

Le double discours présidentiel atteint des niveaux qui frisent l’imposture. N’en déplaise aux postures inspirées par Henri Guaino , c’est bien la loi du fric maximum pour quelques uns qui balaye tout.

Car non seulement cette mesure va désorganiser la vie des familles, mais elle n’a aucun intérêt économique, la plupart des fédérations patronales y étant hostiles.

Il s’agit d’un vrai recul de civilisation.

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 7 juillet 2009



Le spectacle que nous ont joué les hommes politiques du Système et les médias entre les deux tours de l'élection muninicipale d'Hénin-Beaumont a quelque chose de lassant.

Vraiment ça suffit. Arrêtez votre petit numéro, ça en devient franchement ridicule.
Contrairement à ce que vous tentez de faire croire aux Français pour les forcer à toujours rester dans les clous UMPS-MODEM, il n'y a aucune "menace fasciste" en France. Pas plus qu'il n'y a dans notre pays de résurgence de je-ne-sais quelle "bête immonde", qui sortirait des années 30 pour installer le fascisme et la dictature en France.
En 2007,
Lionel Jospin reconnaissait que "tout antifascime n'était que du théâtre". Il est regrettable que les nouvelles générations d'hommes politiques n'aient pas rompu avec ces mises en scène grotesques. Xavier Bertrand, Benoît Hamon et ce pauvre Henri Guaino croient-ils eux-mêmes à ce qu'ils disent pour effrayer l'électeur ?

Est-il possible d'avoir un combat loyal et simplement démocratique en France ? Les médias le permettent-ils encore ? C'est à se demander.

Dès qu'un candidat ayant une chance de l'emporter dévie de la ligne officielle, en osant bousculer ces dogmes que sont le libre-échange, l'Europe de Bruxelles et le libéralisme mondialisé, il est en effet diabolisé.
Qu'il soit issu du Front national ou d'un autre parti, la même mécanique se met systématiquement en place, ce qui fait de notre pays une triste exception antidémocratique.

A chaque fois, les médias se mettent au diapason, on convoque les arguments d'autorité, la peur, les manifestations orchestrées par les mêmes associations (que SOS Racisme s'occupe de ses magouilles internes avant de venir donner des leçons au monde entier), le show-biz et le mensonge.
Pourquoi ? Pourquoi cette crainte du débat ? Pourquoi cette volonté de tout cadenasser, d'empêcher les électeurs de sortir du Système ?

Quand ces professionnels du Système nous jouent leur comédie, et osent salir la République en se constituant en "front républicain", respectent-ils la démocratie ? Nous ne le pensons pas. En réalité, ils bafouent le suffrage universel, et usent de méthodes qui ne sont ni républicaines ni démocratiques. Comme ils le firent déjà en 2005 contre le camp du NON à la Constitution européenne, ils pensent d'abord à diaboliser l'adversaire et à faire peur avant de défendre leurs propres arguments et leurs convictions.

La France a besoin d'une démocratie adulte. Celle-ci suppose de rompre avec ces méthodes qui sont une insulte à l'intelligence collective. Acceptons simplement le débat, libre et serein. Alors les Français en conscience feront leur choix.
Toute autre attitude doit être dénoncée haut et fort comme un geste de mépris pour l'électeur, et une manipulation pas digne de la République et de la France.

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009

Les chiffres des revenus agricoles 2008, que vient de publier le gouvernement, sont catastrophiques. La baisse, par rapport à 2007, s’élève en moyenne à 20%, atteignant 30% pour les céréaliers, près de 30% aussi pour les viticulteurs, 37% pour les arboriculteurs, ou encore 15% pour les maraîchers. Sans parler des producteurs laitiers, dont le recul du revenu cette année par rapport à 2007 pourrait aller jusqu’à 40%...

Les organisations professionnelles et les chambres d’agriculture sont à l’unisson : elles évoquent toutes un recul de 15 à 20 ans des revenus agricoles !

Voilà les fruits noirs d’une politique agricole commune (PAC) que l’Union européenne a méthodiquement sabordée et qu’elle compte définitivement enterrer d’ici à 2013. A l’appui de sa frénésie dérégulatrice, synonyme de mort programmée de toute agriculture digne de ce nom sur le continent, il y a bien sûr l’égoïsme de nombreux pays membres qui veulent jeter par-dessus bord une politique jugée à tort dispendieuse et insuffisamment bénéfique pour eux-mêmes.

Les gouvernements français successifs, de droite comme de gauche, sont les grands coupables de cette dérive mortifère. Ils l’ont laissé se développer, l’enrobant de temps à autre « d’intérêt général européen », ce pour mieux masquer en réalité la mise à mort d’intérêts français minoritaires dans une Europe supranationale sans vision ni ambition.

Car ne nous y trompons pas, la mise à mort de la PAC signe autant un échec dramatique pour notre pays, que la faillite du projet européen ambitieux et nécessaire qu’attendent les peuples. Voilà où nous mène cette « construction européenne » : on défait les pays membres en ne construisant rien d’autre qu’une zone magmatique où règnent sans partage la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée », l’ouverture à tous les vents mauvais de la mondialisation et, en conséquence, la désindustrialisation et le chômage de masse.

Quel gâchis ! Pourtant les voix n’ont pas manqué ces dernières années pour appeler au courage et à la lucidité, bref au sursaut. Pour sa part, Debout la République réclame l’instauration d’une exception agricole à l’OMC, la remise au goût du jour des fondements de la PAC (revenus garantis, barrières douanières, notamment), en complément d’une orientation résolue de nos productions vers la qualité, le bio, le refus de la malbouffe sous toutes ses formes que veulent nous faire ingurgiter les multinationales, avec la complicité de la « Commission américaine de Bruxelles » - ainsi que l’avait à juste titre baptisée un ministre français de l’Agriculture il y a quelques années.

Alors maintenant, que faut-il faire ? Se résigner, comme le font nos gouvernants, à la mort lente de l’agriculture en France ? Ce serait profondément irresponsable. Contrairement à ce que l’on entend trop souvent, les agriculteurs ne sont pas une corporation résiduelle à qui des politiciens démagogues cèderaient tout par tradition, mais le socle de notre industrie agroalimentaire, l’un des plus beaux fleurons de notre économie. Ils sont aussi ceux par qui peut exister « l’arme verte », c'est-à-dire la détention de stocks alimentaires stratégiques à l’heure où la planète va connaître de plus en plus la pénurie. Enfin, ils sont l’élément de base indispensable à la vitalité des territoires et du territoire, dont nous devrions d’autant plus nous soucier de l’aménagement que Bruxelles fait tout, depuis 15 ans, pour nous en dissuader au bénéfice de logiques transfrontalières et communautaires, inutiles ou dangereuses.

Les Français doivent soutenir leurs agriculteurs et leur agriculture, qui sont un élément constitutif d’eux-mêmes, de leur pays, de leur avenir… s’ils veulent toujours en construire un !

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 6 juillet 2009

Trois événements ont retenu mon attention, cette semaine. D’abord, la proposition de commission parlementaire d’André Gérin, sur l’interdiction de la burqa, reprenant les premières propositions de Jacques Myard(1), continue à faire parler et les conséquences sont limpides : plus rien ne sera comme avant, la chape de plomb a sauté, la loi du silence a été brisée, 90 % des Français interrogés s’affirment favorables à cette interdiction et une vraie question se pose : pourquoi, pendant ces dernières années, aucune organisation laïque et seulement quelques rares organisations féministes (Ligue du Droit des Femmes, Regards de Femmes, Sos Sexisme, Ligue du Droit Internationale des Femmes) ont-elles soutenu le député des Yvelines, et l’initiative pétitionnaire de Riposte Laïque et de Regards de Femmes ? La réponse est claire : le conformisme militant et la peur d’affronter le politiquement correct sont responsables de ce silence assourdissant.

Il a fallu qu’André Gérin et 60 parlementaires, repris en écho par Nicolas Sarkozy, alertent l’opinion pour qu’aussitôt pleuvent spontanément des communiqués exigeant l’interdiction de cette tenue, parfois avec des acrobaties dialecticiennes surprenantes. Mais que de louvoiements chez ces responsables de gauche comme de droite qui nous disent, à l’instar des hypocrisies de Moussaoui, grand chef du CFCM, qu’ils sont bien sûr contre la burqa, mais aussi contre la loi ! Nous avons entendu mille fois ces arguments en 2003, lors du débat sur les signes religieux à l’école. Si on avait écouté ces jésuites, le voile envahirait aujourd’hui la plupart des écoles de la République, et nous aurions des fonctionnaires voilées aux guichets de nos administrations.

Il faut qu’un vrai débat s’installe, à la rentrée, et qu’il ne se cantonne pas seulement à la burqa, mais qu’il se penche sur toutes les situations, à l’école, à l’hôpital, dans la rue, dans les écoles coraniques, où l’islam continue son offensive contre la République, avec la bienveillance complice de tous les adeptes du politiquement correct, et la compassion stupide de tous ceux, majoritairement de gauche, qui pleurnichent sur la stigmatisation de la religion des pauvres.

Le deuxième événement a été l’expulsion, par le service d’ordre de la CGT, de plusieurs centaines de clandestins qui occupaient la Bourse du Travail depuis… plus d’un an ! (1) Là encore, le politiquement correct se déchaîne contre la centrale dirigée par Bernard Thibault. Que la CGT, souvent aux côtés des sans-papiers, soit l’arroseur arrosé peut amuser. A condition qu’on n’occulte pas le fond du débat, et des questions dérangeantes. Comment des personnes en situation irrégulière peuvent-elles, pendant plus d’un an, à la vue de tout le monde, occuper un local syndical ? Pourquoi les clandestins, et surtout ceux qui les manipulent, envahissent-ils toujours des locaux syndicaux, et jamais des locaux patronaux ? Pourquoi toujours des mairies de gauche, et jamais des mairies de droite ? Pourquoi toujours des églises, et jamais des mosquées ? Pourquoi le service d’ordre de la CGT a-t-il dû utiliser des matraques et des gaz lacrymogènes pour déloger ces clandestins ? Comment, dans notre pays, en est-on arrivé, en période de chômage de masse, à ce que l’expulsion de personnes en situation irrégulière soit devenue un véritable parcours du combattant ? Comment ces personnes peuvent-elles réclamer des droits, comme si le simple fait d’entrer en France illégalement devait forcément se terminer par la carte de séjour ? Comment une gauche qui se réclame de la défense des salariés peut-elle contribuer, pour le plus grand bonheur du patronat, à jeter sur le marché du travail une nouvelle main-d’œuvre qui contribuera forcément à tirer les acquis sociaux vers le bas ? Comment, au-delà des discours électoralistes et des effets d’annonce de Sarkozy, la droite a-t-elle exactement la même attitude ? Pourquoi aucun débat n’est-il possible sur cette question ? Est-il vraiment honteux, quand on voit la gravité de la situation sociale, et sociétale de notre pays, de se dire qu’un arrêt provisoire de l’immigration est indispensable, et que des mesures sur l’intégration doivent être mises en place, d’urgence, pour mettre un coup d’arrêt à la dérive communautariste qui frappe notre pays ? Est-il impossible de dire que ceux qui ne veulent pas respecter les lois de la République, et qui veulent y imposer l’islam, ou des pratiques coutumières venues d’ailleurs, n’ont rien à faire en France, et ne doivent pas y rester ? Là encore, faisons fi de la dictature du politiquement correct, et imposons un vrai débat, dans le mouvement syndical, dans les partis, dans les associations, et dans toute la société française.

Le troisième événement est la possible victoire du Front national à Hénin-Beaumont. Inutile de traiter les électeurs de racistes, de fascistes, ou de nostalgiques d’Hitler, d’abord c’est faux et ensuite, cela ne servirait à rien. Je relisais le livre de Claude Askolovich, « Voyage au bout de la France, le Front national tel qu’il est » (éditions Grasset), écrit il y a maintenant dix ans. Il décrivait, dans un chapitre complet, le parcours de Steeve Briois, et de son complice de toujours, Laurent Brice. Deux gamins du cru, de vrais militants de terrain, qui auraient pu être communistes dans les années 1950. Issus de familles ouvrières, évoluant comme des poissons dans l’eau dans leur région, s’opposant depuis toujours à l’Europe de Bruxelles, aux délocalisations, aux conséquences d’une immigration incontrôlée, dénonçant le refus d’intégration, et la nature d’une nouvelle délinquance juvénile, ils surfaient sur la réalité du vécu des citoyens. S’ajoutent à cette élection la personnalité d’une Marine Le Pen, qui, contrairement à son père, sait éviter les provocations inutiles, et a compris que le discours républicain et laïque (surtout contre l’islam) pouvait être porteur, et la gestion frauduleuse de la municipalité socialiste, qui a laissé une ville dans un état de faillite, et on comprend que le front républicain, si efficace pendant des années contre le FN, aura du mal à prendre, cette fois, dans cette ville. Surtout si on se souvient des propos de Lionel Jospin, assurant que l’anti-fascisme n’avait été que du théâtre ! (3)

Burqa, symbole de l’offensive de l’islam contre les droits des femmes et la laïcité, immigration clandestine, symbole de la complicité du patronat, de la droite et de la gauche contre le salariat, et crise sociale où l’UMPS montre que son discours ne fait pas le poids, dans une ville ravagée par le chômage et la corruption, face à celui, déterminé, du Front national, nous avons, sur ces trois exemples, un exemple éclatant du rejet du discours officiel et politiquement correct par le peuple.

Les citoyens de notre pays en ont assez de l’offensive et de l’arrogance de l’islam, et de ceux qui se couchent devant. Ils en ont marre du discours immigrationiste, dans une période de chômage de masse, et que notre pays ne soit pas capable de faire respecter ses lois. Ils en ont assez des discours aseptisés et serviles de ceux qui laissent les technocrates de Bruxelles, leur politique de libre-échange et de délocalisations ruiner des régions entières.

Le score de Geert Wilders aux Pays-Bas, le sondage sur la burqa, en France, la réaction de la CGT face à une situation intolérable, dont elle était cette fois la victime, et les 60 % d’abstention aux dernières européennes, montrent que quelque chose peut bouger, et que le politiquement correct, de gauche comme de droite, responsable de la catastrophe de ces trente dernières années, est de plus en plus rejeté.

Aux républicains de gauche comme de droite de saisir cette situation, et de convaincre les électeurs qu’ils ont une réponse à opposer à Sarkozy-Aubry-Cohn-Bendit-Bayrou-Buffet. Qu’ils n’aient pas peur d’être populistes ! Qu’ils ne craignent surtout pas d’être résolument non conformistes, au contraire !

C’est ce que répète Christine Tasin dans ses vidéos (qui lui valent insultes et menaces) et nos débatteurs des "Dessous du voile", Pascal Hilout, Annie Sugier, Guylain Chevrier, Pierre Cassen, Anne Zelensky, Maurice Vidal, Brigitte Bré Bayle, Rosa Valentini, Robert Albarèdes, Gabrielle Desarbres, Marie-José Letailleur et tous nos collaborateurs, quand on les invite à des débats télévisés, ou à des conférences. Nous apprécions les commentaires qui suivent souvent nos interventions. Nous savons que ce que dit Riposte Laïque, sur l’islam, sur l’immigration, sur le retour souhaité des Etats-Nations souverains, est partagé par l’immense majorité du peuple français. Nous savons que ceux qui lisent « Les dessous du voile », tel Ivan Rioufol (4), le recommandent à leurs amis. Nous savons que sommes dans le sens de l’Histoire. Et nous espérons être de plus en plus fréquemment invités sur des plateaux de télévision, où nous ferons passer un autre discours que celui, édulcoré, qui nous y est distillé, y compris par des intervenants se réclamant de la laïcité.

C’est par un discours clair, sans complaisance avec le politiquement correct, que les laïques pourront proposer une reconquête républicaine qui évitera aux désespérés de la crise de se jeter dans les bras du Front national de Jean-Marie Le Pen, qui soutient l’Iran des ayatollahs, ou du Nouveau Parti Anticapitaliste de Besancenot, qui soutient le Hamas et le Hezbollah.

(1) http://www.islamisation.fr/archive/2009/06/27/burqa-debat-jacques-myard-mohamed-moussaoui.html

(2) http://www.mediapart.fr/club/blog/marc-tori/250609/avec-matraques-et-lacrymogenes-la-cgt-expulse-les-sans-papiers-de-la-bou-0

(3) http://www.youtube.com/watch ?v=xY3jUuFBWIM

(4) http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2009/06/bloc-notes-pourquoi-il-faut-in.html

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009

L’économiste Michel Rogalski constate « la faillite d’un mode de croissance et d’un mode d’accumulation : endetter les gens après les avoir appauvris. » Pour lui, « l’économie d’endettement mise en place depuis 25 ans », rendue nécessaire pour compenser la déflation salariale née de la mise en concurrence mondiale, a mis fin au « compromis implicite qui régnait sur un territoire donné entre travail et capital et qui faisait en sorte que la grosse firme puisse écouler la marchandise produite auprès de consommateurs disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. »

Par Michel Rogalski, Économiste, CNRS-EHESS (extrait)

Cette crise que bien peu ont vu venir, notamment parmi ceux qui avaient prophétisé un peu hasardeusement la « fin de l’Histoire », trouve son origine dans l’économie d’endettement mise en place depuis 25 ans à l’échelle du monde et qui favorise ceux qui ont un excédent d’épargne et pénalise ceux qui n’en ont pas. C’est également vrai de la dette publique. Avant d’être un transfert intergénérationnel c’est une ponction réalisée dans l’instant présent par les riches sur le dos des pauvres et qui participe donc à l’aggravation des inégalités. Bref, on a forcé les pauvres à s’endetter alors qu’on savait bien qu’ils ne pourraient pas rembourser. C’est la faillite d’un mode de croissance et d’un mode d’accumulation : endetter les gens après les avoir appauvris.

Ce modèle de développement s’est répandu dans le monde occidental depuis la période Reagan/Thatcher. C’est celui de la déflation salariale. Partout le partage de la valeur ajoutée entre profit et salaires s’est fait au détriment des seconds alors même que la proportion des salariés était croissante. Cet appauvrissement des familles s’est doublé de leur endettement nécessaire au maintien du système. L’extrême diffusion des cartes de crédit aux États-Unis a encore accentué le phénomène.

Cette déflation salariale reflète la lente dégradation d’un rapport de force entre capital et travail qui mine l’ensemble des pays de l’OCDE. Elle accompagne la phase qui s’est ouverte au début des années 80 où l’on vit se mettre en place tout à la fois au Nord les politiques d’austérité et au Sud les plans d’ajustement structurel. Deux visages d’une même démarche qui aida fortement à la prise de conscience de solidarités à l’échelle du monde. Car au Nord, la victime des politiques d’austérité remettant en cause les acquis constitués comprend spontanément le sens des luttes de ceux qui, au Sud, combattent les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI. Il s’agit de luttes dont la convergence est d’emblée perçue et dont la disparité dans la situation des acteurs ne fait pas obstacle à leur mise en relation.

Mais tout ceci ne fut rendu possible que grâce à la poussée d’une vague de mondialisation qui bouscula tout sur son passage. La déflation salariale s’obtint par la mise en concurrence des travailleurs à l’échelle du monde en rapprochant capital et bas salaires que ce soit à coups de délocalisations ou par l’organisation de flux migratoires. Ainsi fut mis fin à un compromis implicite qui régnait sur un territoire donné entre travail et capital et qui faisait en sorte que la grosse firme puisse écouler la marchandise produite auprès de consommateurs disposant d’un pouvoir d’achat suffisant. Dès lors que l’horizon devenait planétaire, la firme multinationale pouvait s’émanciper du contexte social car seul comptait son chiffre d’affaires. Et s’il pouvait être réalisé à l’export, alors qu’importait la fermeture des bassins d’emplois et la montée du chômage.

Le chiffre d’affaires devenant mondial on pouvait dégrader l’emploi, casser des secteurs d’activités, démanteler des territoires. Il s’agit de penser mondial en s’émancipant des réalités nationales. Ce libre-échange entre régions de niveau inégal n’organise pas une vraie concurrence entre entreprises qui doit se jouer sur la meilleure efficience technique, mais entre des régions et des pays, c’est-à-dire entre des environnements sociaux, fiscaux ou environnementaux. On théorisa ainsi qu’une rationalité mondiale qui accompagnait le phénomène ne pouvait être que d’essence supérieure à toute logique nationale. L’autonomie accordée aux banques centrales permettra à celles-ci de ne se préoccuper que des signaux des marchés - de préférence internationaux - et de s’émanciper de toute réalité nationale.

Cette origine lointaine de la crise cristallise des désaccords car elle revient sur la lecture de 25 années de trajectoire et porte en elle une radicalité dans les mesures à mettre en oeuvre qui ne peut être partagée par tous. On comprend pourquoi le refrain que la droite n’hésite pas à entonner sur les excès du capitalisme de la finance, les mauvais entrepreneurs, les fraudeurs, et son appel à refonder un nouveau capitalisme, débarrassé de ces scories, et assis sur une nouvelle éthique sont autant de contre-feux lui évitant de soulever les questions bien plus fâcheuses de la déflation salariale et d’une libre concurrence sans aucun frein. C’est autour de ces questions nodales que se jouera le débat sur une véritable issue à la crise.

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 27 juin 2009




Décès de Michael Jackson oblige, l'information est passée relativement inaperçue. Elle est pourtant très importante.

En déplacement dans les Antilles, Nicolas Sarkozy a en effet annoncé qu'un référendum serait prochainement organisé en Martinique pour permettre l'évolution de ce département français vers l'autonomie.

Nous devons d'ores et déjà nous mobiliser contre ce mauvais coup fait au pays, qui de surcroît ne répond à aucune revendication martiniquaise. La Martinique est française depuis 1635, et département de la République depuis 1946. Lors d'un référendum organisé en 2003, la Martinique, comme la Guadeloupe, avaient rejeté toute évolution institutionnelle, qui les aurait immanquablement conduites à la porte de la République.

Nicolas Sarkozy revient donc à la charge, profitant d'une crise économique et sociale massive qui appelle des réponses économiques et sociales aujourd'hui pas au rendez-vous, pour tenter d'arracher la Martinique à la France.
Ne nous y trompons pas en effet, l'objectif à terme est bien l'indépendance. L'histoire nous a prouvé que les signes de faiblesse sont exploités par les partis extrêmistes, qui jamais ne se contentent des situations d'entre-deux. Si la Martinique devenait autonome, il est certain que les partis indépendantistes, qui ne représentent pourtant pas grand chose, profiteraient de l'occasion pour demander plus encore. Une fois la boîte de Pandorre ouverte, on peut faire confiance aux baronies locales pour imposer toutes leurs revendications.

L'acharnement de Nicolas Sarkozy concernant l'outre-mer se confirme donc.
Comme nous
l'avions déjà analysé il y a quelques mois, nous pensons plus que jamais que le chef de l'Etat se passerait bien de la France d'outre-mer, à laquelle il ne semble pas attaché, et qu'il paraît considérer d'abord comme un boulet, une source de coûts et d'ennuis. Davantage mondialiste que patriote, Nicolas Sarkozy n'a pas la France au coeur, et moins encore la France du bout du monde. L'accusation est grave, mais elle se confirme tous les jours, et elle saute aux yeux de tous ceux qui savent lire entre les lignes.

Nous nous battrons de notre côté pour la préservation dans la République de la Martinique, et de l'outre-mer en général. Comme beaucoup d'autres, nous sommes convaincus que
la France s'écrit aussi au futur, que son avenir peut être brillant et prospère si elle croit en elle et si elle s'en donne les moyens en sortant de l'impasse du mondialisme libéral.
Nous pensons que l'outre-mer a d'abord besoin d'un vaste plan de dynamisation économique et sociale, qui passe par un investissement massif de l'Etat et une meilleure intégration à la République. Les Antilles souffrent davantage d'un manque que d'un excès de France.

Par affection, nous sommes favorables à l'outre-mer français. Si certains ne se contentent pas de cet argument, ils se convaincront en voyant à quel point l'outre-mer bénéficie à la France, en lui apportant d'immenses territoires marins et sous-marins, d'énormes richesses encore largement inexploitées, une présence sur tous les continents qui s'avère un atout stratégique majeur.

Nous ménerons la bataille du référendum avec toutes les personnes de bonne volonté, en métropole, en Martinique et dans les autres territoires français. Dès aujourd'hui, tenons-nous prêts et mobilisons autour de nous. C'est ainsi que nous gagnerons le jour J.
Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 23 juin 2009

Hier, le congrès de Versailles a fait une victime : la fonction de Premier ministre.

La venue du président de la République a acté définitivement la transformation de la place et du rôle de l’hôte de Matignon sous cette Vème République bis. Nicolas Sarkozy et ses soutiens affirment qu’ils font au grand jour ce qui a toujours été fait dans l’ombre. Ils ont tort de se réjouir de cette concentration des pouvoirs car, justement, l’existence d’un Premier ministre permettait au président de la République de prendre un peu de hauteur face aux pays et le protégeait des protestations populaires trop vives.

Nicolas Sarkozy pense pouvoir échapper à ce risque en saturant l’espace politique et médiatique. Il ne fait que repousser l’instant de vérité où les Français lui reprocheront de parler beaucoup et d’agir peu.

Le discours d’hier après-midi était d’ailleurs assez creux. Le Président n’a pas voulu détailler ses propositions pour laisser un peu de grain à moudre à la majorité, mais il n’a pas non plus emprunté les habits d’un chef d’Etat en temps de crise qui doit déterminer un cap clair et définir les grands choix qui permettent de le tenir.

On attendait Churchill ou Clemenceau, on a eu droit à l’éternel candidat à la présidentielle.

Un discours volontariste séduisant dans les objectifs avec le bon sens d’Henri Guaino, mais truffé d’incohérences terribles quant aux moyens de les atteindre.

Si d’ailleurs le Président allait au bout de sa logique, il devrait changer de politique européenne.

Car, bien sûr, tout ce qui a été annoncé est totalement incompatible avec les traités signés par la France et soutenus par le Président Sarkozy depuis vingt ans. Comprenne qui pourra…

Dans mon discours de réponse hier au Congrès, j’ai bien évidemment mis le doigt sur cette incohérence terrible. Le Président avec des trémolos dans la voix défend le modèle républicain et social français, appelle à une autre mondialisation et veut une France avec des usines et des ouvriers. Mais, au même moment, il cautionne une politique européenne de l’euro cher, du libre échange intégral et de la dérégulation des services publics, qui condamnent ce qu’il prétend défendre.

Tout au long de son discours, Nicolas Sarkozy n’a d’ailleurs pas été à une contradiction près. Il demande, par exemple, de conforter l’Etat régalien mais il s’arcboute dix lignes plus loin sur le dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Il exprime sa volonté d’interdire la burqa, comme je l’ai d’ailleurs proposé, mais il ne dit rien sur la politique de l’immigration qui favorise tous les jours l’arrivée sur notre sol d’étrangers parfois difficilement intégrables.

Le Président assène avec conviction certaines vérités mais défend des politiques incompatibles. Son poids médiatique, la fréquence de ses discours, son habileté à jouer des émotions du jour, empêchent l’opinion de prendre le temps de réfléchir à ses contradictions et donc de réagir.

L’opposition embourbée dans ces mêmes contradictions, entre son attachement au modèle social français et son européisme béat, est incapable de présenter un projet crédible.

Quant à Debout la République, son audience n’est pas encore suffisamment grande pour être largement entendue.

Combien de temps cela pourra-t-il durer ? Nul ne le sait. Mais il est sûr que, cette politique ne résolvant pas les problèmes des Français, nos concitoyens comprendront un jour ou l’autre la supercherie.

Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 15 juin 2009


Depuis des décennies, les vendeurs de poudre à perlimpinpin européiste et mondialiste prospèrent sur l'idée encore ancrée chez beaucoup de Français selon laquelle la France n'aurait pas d'avenir.

Trouvant ses racines dans le cataclysme des deux guerres mondiales, cette idée a par la suite été exploitée par la quasi-totalité des élites politiques et médiatiques du pays, soucieuses de détacher le peuple de l'idée de nation et de lui faire admettre l'épopée européiste.
Citons Valéry Giscard d'Estaing qui dans les années 1970 qualifiait la France de "puissance moyenne", ne représentant qu'"1% de la population mondiale". François Mitterrand ne fut pas en reste, laissant à l'histoire cette formule célèbre : "la France est ma patrie, l'Europe est mon avenir".
Au-delà de ces illustres citations, une petite musique pernicieuse est chaque jour ou presque jouée dans nos médias, visant à dévaloriser la France, à établir des comparaisons sans fondement ("que peuvent faire 60 millions de Français face à 300 millions d'Américains et 1 milliard de Chinois ?").

Une fois la France amputée de son avenir dans les têtes, tout s'enchaîne.
Puisque la France ne peut rien, c'est à l'Europe de prolonger son existence. Elle doit donc, pour son bien, et parce qu'elle n'a de toute façon pas le choix, se fondre dans l'Union européenne et la mondialisation débridée.
Cette logique infernale exclut toute réforme du Système. Comment en effet défendre l'idée d'un protectionnisme national si la nation n'est plus rien ? La seule perspective à la limite concevable est celle d'un protectionnisme européen. C'est à dire la condamnation à perpétuité au libre-échange puisque jamais l'ensemble des 27 membres de l'Union européenne ne tomberont d'accord sur ce point. L'Allemagne en particulier s'y oppose avec force.

L'absence de confiance dans la nation nous conduit à l'impuissance et à l'inaction.
A force de croire en un avenir européen et de l'attendre, nous avançons inexorablement sur la route du projet mondialiste, ultralibéral, sans âme, sans identité, et profondément inégalitaire.

Il est donc grand temps de renverser les idées fausses qui fondent l'acceptation de ce projet.

Quoi que puissent dire les élites médiatiques et politiques, intéressées à l'immobilisme, la France a un avenir.
5ème puissance mondiale, elle est présente sur tous les océans. Sa langue rayonne sur tous les continents, privilège qu'elle ne partage qu'avec l'anglais.
Puissance nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, elle est écoutée et respectée quand elle parle librement, comme l'a encore démontré l'épisode de la guerre en Irak en 2003.
Sa vitalité démographique lui permettra de peser quasiment le même poids dans le monde en 2050, quand la population mondiale aura atteint un sommet. A cette époque, elle sera vraisemblablement la puissance dominante en Europe, ayant dépassé une Allemagne malheureusement vieillissante.
Lorsqu'elle s'en donne les moyens, elle est capable du meilleur. Nouvelles générations de nucléaire, agroalimentaire, gaz liquéfié, voilà des secteurs où elle excelle.

Il ne s'agit pas de se raconter des histoires, mais de croire en soi et d'être lucides face à un avenir qui peut être prospère si nous le décidons ainsi.

Qui peut croire en effet une seconde que la France ne serait pas en mesure d'avoir une nouvelle politique commerciale, plus protectionniste, quand d'autres pays beaucoup moins puissants qu'elle le font sans difficulté ? Qui peut imaginer que les pays européens ne sont pas à même de gérer une monnaie nationale et une politique monétaire enfin adaptée à leurs besoins réels ?

Tout ce que fait la Suisse, nous serions incapables de le faire.
A écouter nos dirigeants, nous finirions par croire que la France est moins puissante et moins capable que la Norvège ou la Suisse, pays qui peuvent tout se permettre, de surcroît avec un certain succès, quand nous serions condamnés à nous fondre dans le magma mondialiste...

La France a bien sûr un avenir, elle peut à l'évidence prendre son destin en main, et combattre beaucoup plus efficacement qu'aujourd'hui les maux de notre temps : précarisation, chômage, délocalisations, insécurité, etc.

Cela ne signifiera en rien l'autarcie, le repli sur soi. Tout ça fait partie de la caricature.
On peut exister par soi-même sans pour autant construire des miradors à chacune de ses frontières et se cacher derrière ses barbelés.



On peut également bâtir une autre europe celle des peuples ,des projets, des nations la seule qui laisse vivre les différentes nations européennes tout en encourageant des coopérations sur les sujets clés de l'avenir, dans la science, l'informatique, le nucléaire, la santé et tant autre sujets. Oui cette voie la existe est c'est la seule compatible aven notre modéle républicain , avec toutes nos avancez sociales économiques...



Petite citation...

Général De Gaulle :"Il faut rapprocher les peuples européens, leur aprendre à vivre ensemble,amener leurs gouvernantslégitimes à se concerter , et, un jour, à se confédérer, c'est à dire à mettre certaines compétences, tout en restant indépendants pour tout le reste. C'est comme ça qu'on fera l'Europe. On ne la fera pas autrement. Cette Europe là prendra naissance le jour où ses peuples, dans leurs profondeurs, décideront d'y adhérer. Il ne suffira pas que des parlementaires votent une ratification. Il faudra des référendums populaires, de préférence le même jour dans tous les pays concernés."




La France a un avenir, à nous de le constuire librement.
Par dlj09
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 27 mai 2009

Hier j’étais l’invité, en « duplex », pour quelques minutes seulement, de l’émission Mots Croisés sur France2.

Sur le plateau, les 4 têtes de liste d’Ile-de-France des principaux partis désavoués au référendum de 2005 par 55% de Français. Quant aux deux uniques porte-parole du NON tolérés dans ce débat, votre serviteur et la représentante de Lutte Ouvrière, ils étaient bien entendu réduits à la portion congrue du duplex. Présent hier soir en Ile-de-France où je fais campagne comme tous les candidats, j’avais pourtant proposé à France2 de me joindre aux autres invités sur le plateau. En vain...

Mais ce n’est pas tout. Les experts appelés en qualité de grands témoins, à l’exception peut-être de Brice Teinturier, étaient tous plus représentatifs les uns que les autres de la pensée unique et des défenseurs de notoriété publique du OUI au référendum de 2005.

Pour son seul débat sur les élections européennes, Mots Croisés réussit donc l’exploit de ne réunir que les représentants d’un système désavoué par les électeurs. Le résultat ne s’est pas fait attendre. De très nombreux téléspectateurs ont été lassés par ce jeu convenu entre des acteurs faussement opposés qui, en vérité, s’entendent à Strasbourg, au Parlement européen, comme larrons en foire.

Etre lassé, il y avait de quoi. Le flou et la quasi gêne qui environnaient ce faux débat étaient plus que perceptibles : « Ah non, toi tu es de gauche », « c’est la droite qu’est méchante », « non, c’est pas vrai, j’ai jamais voté ça ! », etc. D’ailleurs, lorsque l’animateur a cru bon d’insister en interrogeant les personnalités présentes sur le fait de savoir si oui ou non les traités qu’ils avaient tous ratifiés ou soutenus lient les mains à la France, il n’y avait plus personne pour répondre, sauf Cohn Bendit qui n’est jamais en reste d’un gros mensonge tant qu’il s’agit de se faire valoir. Car qui, en France, croit encore que les traités n’obligent pas notre pays, ses lois et ses politiques ?

J’ai fait ce que j’ai pu pour exprimer mon indignation face à ce déni permanent de démocratie et j’invite tous les journalistes honnêtes qui, je le sais sont nombreux, à refuser de se laisser enfermer dans cette pensée unique qui tue à petit feu notre démocratie.

Il sera trop tard demain si l’abstention dépasse les 60% pour venir pleurer.

Quand comprendra-t-on qu’il est inacceptable de zapper la majorité du peuple français, c'est-à-dire le peuple français tout entier puisque la minorité, en démocratie, est solidaire de la majorité ?

Les 16 millions de nos concitoyens qui ont voté NON en 2005 ne doivent surtout pas s’abstenir le 7 juin. Ils feraient le jeu de ceux qui ont bafoué leur vote en ratifiant le traité de Lisbonne dans leur dos et en leur nom. Je leur propose, au contraire, avec Debout la République, de donner un sens à leur NON pour redonner de la liberté à la France et construire une Europe concrète, enfin !

Par dlj09 - Publié dans : Debout La République (DLR)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 5 mai 2009
I - Le 8 juin, il sera trop tard :

Le chômage s’emballera car les grandes entreprises auront eu la confirmation que tout restant pareil, les coûts de production en France seront inchangés, et le pouvoir d’achat baissant sur place elles ont tout intérêt à produire ailleurs. Quant aux petites entreprises, elles disparaîtront, submergées par les importations déloyales.

L’industrie et l’agriculture françaises peuvent disparaître en quelques mois. Dès lors, les activités de services n’auront plus de services à rendre à personne : elles licencieront elles aussi.

Comme les impôts et les cotisations sociales diminueront et que les déficits et la dette flamberont, le gouvernement baissera les salaires de la fonction publique et les retraites (comme en Irlande, Angleterre, Autriche, Espagne...). Au moins 5 % en France...

Vous aurez été roulés par les quatre partis euromanes, grands responsables des choix stupides et préjudiciables effectués depuis 1992 : Maastricht, OMC, Nice, « Constitution », Lisbonne…

II - Le 7 juin, votez et faites voter votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins. Seul un soulèvement électoral comme il s’en produit dans les circonstances dramatiques peut sauver la France du désastre.

Face aux pyromanes, les pompiers volontaires ne se demanderont pas s’ils sont de droite ou de gauche : ils lutteront contre l’incendie et neutraliseront les pyromanes. Car la droite (UMP- Modem) est aussi coupable que la gauche (PS- Verts) des choix délirants qui ont soumis délibérément l’économie française et les acquis sociaux à une concurrence déloyale et immorale.

Les listes Debout la République, partout en France, menées sous l’impulsion courageuse de Nicolas DUPONT-AIGNAN, seront le seul choix salutaire et honnête. Elles sont composées de citoyens en colère, de toutes profession et de toutes origines politiques, (venant de droite et de gauche) décidés à se défendre et à vous défendre.

Vous ne voterez, en effet, pour aucun des quatre partis qui, acceptant tous les traités et toutes les traîtrises, nous aurons amenés là où nous en serons, fin 2009 : plus de 3 millions de chômeurs.

Vous ne céderez pas à la tentation extrémiste (de droite ou de gauche : au mieux vos votes seront perdus, les extrêmes ne peuvent rassembler, au pire vous lanceriez la France vers l’aventure).

Alors une nouvelle politique, tant à Bruxelles qu’à Paris, deviendra possible. La France et l’Europe refleuriront.

Henri Temple.

Par dlj09 - Publié dans : Divers
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés